Coppet définit le cosmomorphie comme suit (1984) : « Les êtres et les choses partagent la même nature et sont indéfiniment convertibles les uns aux autres. Par exemple, les composants de la personne sont aussi ceux de l’univers. »
Ainsi, les kanak voient en la nature une reproduction de sa propre personne. Il est donc commun d’avoir le même terme pour désigner le sang de l’homme et la sève d’un arbre ; le poumon de l’homme et les feuilles de l’arbre, etc.
L’igname est d’ailleurs (…)
Langue kanak de Nouvelle-Calédonie
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Les croyances en les totems
17 février 2023, par Administrateur -
Les habitations
17 février 2023, par AdministrateurEn tribu contrairement à la ville, le lieu de résidence d’un individu est constitué de plusieurs maisons. Aussi, au lieu d’une villa, d’un logement composé toutes les pièces à l’intérieur telle que les chambre, la douche, les toilettes, etc…
Vous constaterez, si vous prenez le temps de regarder, qu’il y a dans une barrière plusieurs maisons. Chaque maison à une fonction précise : Mwakoobire : la maison pour dormir, où se trouve les chambres Mwakookukare : la maison pour cuisiner, où (…) -
Les couleurs
17 février 2023, par AdministrateurToutes les couleurs ne sont pas toujours nommés dans toutes les langues. Ils se rapportent souvent à un élément de l’environnement qui a cette couleur : Druu c’est la couleur noire. Lorsqu’il est foncé, on lui associe le terme mebe dans druu mebe.. Pwaa c’est la couleur blanche. Pour dire « très blanc », on l’associe au terme kitete dans pwaa kitete. Pour les blancs (européens), on utilisera le terme pwagaraa. Mie c’est la couleur rouge. Pour dire « très foncé », on dira mie (…)
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L’arrivée de la religion (1)
17 février 2023, par AdministrateurAvant les débuts de la colonisation, le territoire est l’objet d’affrontements entre les Européens et les tribus de l’île des Pins.
Toutes les tentatives d’évangélisation de la région de Yaté échouent : Missions protestantes, en 1841, En 1845, le teacher tongien Ta’unga1,2 est évacué de Touaourou (où il est arrivé en juillet 1842), par le Camden, sur l’île de Maré, Missions catholiques : en 1849, la mission de Pouébo et Balade se replie sur l’île des Pins, tente Yaté (28 septembre), (…) -
Le feu
17 février 2023, par AdministrateurDans la culture kanak, le feu trâ est un élément important. Il permet de cuire les aliments et de nettoyer les champs ou les habitations. Lorsque l’on fait la coutume, il était d’usage de mettre une étoffe de tissu, de la monnaie kanak et un paquet de cigarette et du feu. Le feu et la cigarette symbolisaient la puissance du verbe, de la parole (Tjibaou, 2018).
Dans le foyer central de la case kootrâ, le feu était l’objet de fascination des enfants qui se positionner autour et attendait (…) -
Le champ lexical du goût
17 février 2023, par AdministrateurEn drubea pour parler du goût caa-ni, on utilise différents termes : Pour le sucré, on dit : a cukwa. On peut aussi dire a nii. Pour le salé, on dit : a cooro Pour l’amertume, on utilise le terme a xë « salé » (ex. : co-xë « eau salée »). Le même est utilisé pour piquant. Pour l’acidité, on dit a ngebe « acide, amer » Pour quelque chose de bon, on dit a tre « bon, agréable » (ex. : a-trewaa « c’est très bon ») Pour quelque chose de doux, on utilisera le qualificatif nii « doux, (…)
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La mort et la maladie
17 février 2023, par AdministrateurLa mort en drubea se dit be et la maladie veyuu. Dans la conception kanak, la mort est une étape de la vie boru.
Elle traduit la fin de la vie terrestre (le monde des vivants, la vie terrestre) et le début de la vie spirituelle (le monde des esprits juu, des ancêtres juu vanyimiekââ).
Dans ce voyage, l’esprit du défunt s’en va sur la route des morts pour intégrer le monde invisible. Celui-ci se situe dans le monde sous-marin. Autrefois, il était accompagné par un deuilleur qui, par une (…) -
« Pwenyi » : expliquer la terminologie : lien à l’alcool, à la folie …
17 février 2023, par AdministrateurLe terme pwenyi signifie « fou ». Sa sémantique a été élargie pour désigner une personne qui agit comme sous l’influence de l’alcool eût égard à son comportement. Ce mot a été traduit de la même manière dans la majorité des langues kanak. Il a également l’expression nyî a nyoo « il est fou » pour parler de la folie mentale. En nââ numèè, langue voisine, on trouve une racine commune avec bonyî : exemple nyî a bonyî « il est fou/saoul ».
Dans la conception kanak, on considère le handicap (…) -
Les toponymes (2)
17 février 2023, par AdministrateurLes toponymes (la suite ) : Ngwè toro nom du lieu-dit Ouen Toro Nenyuure nom de la tribu de Naniouni Nepaa nom de La Conception Necatri nom du lieu-dit Tchati Neyoo nom de Thio Neketre nom de la tribu de Nakéty Nedree nom de la tribu de Saint-Laurent Netôôboo nom de la tribu de Saint-Laurent Nokû-karíkate nom du Mont-Karikaté Nokû-kokii nom du Mont-Koghi Nokû-mu nom du Mont-Mou Pwaita nom du village de Païta
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Les toponymes (1)
17 février 2023, par AdministrateurAvant l’arrivée de la colonisation, beaucoup de toponymes étaient utilisés pour désigner les lieux, les lieux-dits, les villages et les tribus. Même s’ils ont parfois été francisés ou remplacés par des noms bibliques, les noms en drubea ont été préservés : Buraare le nom de la commune du Mont-Dore Burupwari le nom du village Boulouparis Bwaagu nom de la tribu de Bangou Câârui nom de la tribu de Saint-Louis Cia-re le nom de Tiare Drubea le nom de Nouméa Druu nekaa nom de (…)